Le mois de novembre est consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes. Hasard du calendrier, en écrivant cet article, je me suis rendue compte que c’est au mois de novembre 2023 que j’ai écrit mon spectacle. À travers cette histoire, j’avais voulu porter l’espoir d’une vie sans violence aux femmes. Et si je vous racontais tout ? 🧐
L’espoir d’une vie sans violence

C’est l’histoire d’une VIE racontée sur scène par une femme. Entre violence et imaginaire, j’ai voulu livrer une pièce sensible où chaque mot devient un message d’espoir. Dans l’adversité il n’y a ni condition sociale, ni condition matérielle, ni condition ethnique : « Sé kouto sèl ki sav’ say ka pasé an kè a jiromon « . (Seul le couteau sait ce que contient le giraumon. Toi seul connaît ta misère)
Histoire d’une vie de femme
C’était un spectacle musical. La protagoniste évoluait sur scène, à travers des échanges aliénés, enflammés avec elle-même ou …?
Les musiciens et la choriste ont œuvré dans l’ombre, dans un espace secondeur.
Le public a découvert une femme qui a réussi sa vie professionnelle. Puis une victime. Et face à la violence dévoilée, il y eut des silences et des larmes contenues. Mais, avec les mots d’espoir chanter par cette femme résiliente, il y eut beaucoup de rire et de joie.
Jistis, kouraj pou fanm (justice, courage pour les femmes)

La reine de la réussite, espoir pour les femmes

My-èl commença en parlant de sa réussite. Sur scène, la lumière était vive. Elle avait un ton comique, une posture enjouée.
Sourire communicateur, regard pétillant.
La comédienne incarnait la femme qui a “réussi” que tout le monde admire. L’espoir de la femme guadeloupéenne active et mère. (Lien pour le post dédié aux mamans actives). Elle amusa le public, de ses anecdotes, de ses descriptions, sur ses activités professionnelles. Elle eut même un assistant de bloc opératoire sur scène avec elle.
Mais il y en a qui naissent dans la merde…
Violence dans l’enfance d’une femme

My-èl raconta, ensuite son enfance sans vraiment raconter les violences qu’elle a subi. Juste quelques phrases, lancée, en chanson, comme des cailloux qui font des ricochés sur l’eau.
Le public semblait retenir son souffle. Personne ne savait exactement ce qui s’était passé. Une fiction ? Mais chacun avait l’air bien perplexe.
Les lumières s’adoucissaient à chaque passage difficile. Les chansons étaient presque des cris.
…L’histoire n’a pas toujours besoin d’être racontée pour exister.
L’amour, espoir pour les femmes

La mort n’est que le commencement …
My-èl parla aussi d’amour, parce qu’aimer a toujours été son moteur et sa blessure.
Elle parla de l’amour sentimental, d’abord, celui qu’on espère infini parce qu’il semble vous avoir sauvé et qui, parfois, fini en fracas. Puis vint l’amour maternel, le vrai, le puissant sorti de vos entrailles. De ces liens invisibles qui vous unissent à vos enfants, faits de tendresse, de patience, et de peur aussi. Et une petite voix, celle présente depuis le début, la ramena à la réalité. Sa réalité.
Car chez My-èl, la douleur finit toujours par se transformer en force.
La violence n’est pas une fatalité

Et quand la salle sombra dans le noir et que My-èl disparu, le public cru que c’était la fin, la mort du spectacle. Mais dans l’obscurité une voix off, plus lente, plus grave perça le silence.
Elle parlait des femmes, de leur peur, de leur vécu, de leur souffrance. Mais aussi de l’espoir, des réussites après le calvaire des violences.
Réparer sa vie après la violence

Puis, la lumière revient et la comédienne s’avança vers son public, maquillée et habillée en mode star. Elle chanta l’espoir. A la fin de sa chanson, elle raconta comment elle réalisa son rêve de devenir une star de la musique. Et pour finir, j’ai parlé en tant que moi, j’ai présenté mon fils qui a été mon assistant et on a découvert le tableau que ma fille a peint en direct. Puis, tout le monde est apparu sur scène.
Espoir et renaissance
Le public semblait ravi. Je l’ai invité à chanter avec nous. Et il a joué le jeu. J’ai eu mon tonnerre d’applaudissements sincères. À travers cette histoire de femme, j’ai voulu immerger le public, dans une réalité, nourrie d’imaginaire et de message d’espoir, pour toutes celles qui cherchent encore à se relever.
Puis, après mettre remis de mes émotions, j’ai rejoint les gens au buffet, je pouvais lire dans leurs yeux, de la joie, de la fierté et tellement encore. J’ai fait, ce jour-là une expérience mémorable et mon premier bain de foule, mini mais agréable.
#Femmesvictimesdeviolences#MémoireFamiliale#PetitesVictoire# et #BulletAuFéminin#justice, couragedesfemmes#CarnetDeVie #PlumeConseilDigitale
Souvent, on croit que renaître, c’est repartir de zéro. Mais parfois, c’est juste apprendre à se choisir.