Nowell é Dousine, Deux femmes, trois destins…

De la scène au roman, la même lutte

Nowell é Dousine, Deux femmes, trois destins…
Un roman comme un chant pour celles qu’on ne voit pas, celles qu’on oublie, mais qui portent encore en dedans, les stigmates du dehors.

Nowell é Dousine, la genèse

Après avoir mis ma voix au service de la lutte contre les violences faites aux femmes, sur la scène, je suis revenue à mon amour de toujours, pour mon 2ème opus. C’est ainsi que mon premier roman est né.

Deux femmes, trois destins. Un chant pour celles qu’on ne voit pas

« Il y a des moments où la vie ne nous offre pas le virage espéré, mais un prolongement inattendu. ».

Nowell é Dousine, le roman de la transformation dans la continuité

II y avait dans ma poitrine une peur, celle de l’avenir incertain.
Quand je regardais devant moi et je ne savais plus si j’avançais ou si je tenais encore debout par habitude. Le présent me pesait de plus en plus.
Il avait le goût amer des promesses vaines et des efforts rendus invisibles.
Plus le temps passait et plus quelque chose en moi se consumais.
Le passé ? Mon passé ? Celui de mes ancêtres ? Je n’en avais pas la réponse. Mais jour après jour, je me m’érodais. Pourtant j’avais déjà survécu bien pire !
Alors que voulait dire ce mal-être ? (Voir l’article sur « Expression du mal a dit« )

Des maux de femmes aux mots de transformation

Nowell et Dousine, une des Histoires de femmes guadeloupéennes

C’est dans ce brouillard-là que Nowell et Dousine a commencé à prendre forme. Au début je voulais juste, comme dab, mettre les mots sur mes maux. Mais au fur et à mesure de l’écriture, je suis devenue, de nouveau, la voix de celles qui s’étaient tues depuis trop longtemps.

Je crois que c’est là, au milieu de la tristesse, que naissent les vraies écritures : Celles qui veulent exorcisée un mal.
Écrire ne guérit pas toujours mais peut quelque fois panser les blessures.
Chaque phrase posée, chaque personnage inventé, c’est un peu de soi, du transgénérationnel qu’on ramène à la surface. Pour mieux les laisser aller.

Alors, ces pages qui parlent de ces femmes fatiguées, en colère, désabusées mais toujours debout. Ces descriptifs poussant l’imaginaire à son paroxysme. Et ces dialogues qui sont presque muets.

Est-ce le témoignage d’un effondrement ou d’une transformation ?

L’ivresse du vide intérieur de celles qu’on ne voit pas

Le vide intérieur ? Pas si vide que ça ! Il y a un je ne sais crois qui résiste tout au fond de soi. C’est cela que j’ai voulu décrire dans mon livre. Tu sais, cette croyance qu’on appelle « espoir« , « foi« , « instinct de survie« … Le truc qui produit le miracle quand tout semble perdu. C’est comme si la vie t’enlevait quelque fois ta joie sans jamais t’enlever le courage.
Voilà, c’est ça, clairement ! Pour elles c’était…. et pour moi, c’est l’écriture, l’expression de mon courage de ma croyance ou résilience.

Courage, croyance, résilience

Il en faut dans la vie. Particulièrement, quand on est ou naît antillais. Je crois qu’on porte chacun en nous un peu de nos parents et arrières-parents ubiquistes. De plus, j’ai l’impression qu’aux Antilles, en tout cas en Guadeloupe, nos maux semblent se transmettre de génération en génération, sans explication, mais avec constance. Nos mères ont appris à encaisser, nos grands-mères à se taire. Et nous héritons de leur force, mais aussi de leurs blessures.
En écrivant Nowell et Dousine, j’ai compris que certaines douleurs venaient de loin, de lignées entières de femmes qui ont tenu sans jamais pouvoir verbaliser.
Mettre des mots dessus, c’est ma manière leur rendre la parole et me libérer de leurs blessures. Les miennes sont déjà bien suffisantes.

La résilience en filigrane de femmes guadeloupéennes

La résilience n’a pas toujours le visage héroïque qu’on imagine. On ne renaît pas toujours avec fracas.
Parfois, elle revêt juste le costume du courage d’oser s’affranchir du joug des coutumes.
Chaque mot écrit, exprime une victoire discrète sur la peur. La leur ?La notre ? La mienne ?

Les femmes qu’on ne voit pas

Nous sommes les filles du pays Guadeloupe. Nos racines flottent entre terres et mers, nos cicatrices son encrées dans l’histoire.
Nous avons appris à rester « doubout’ » (debout) tout en portant DES mondes sur nos épaules.
Mais aujourd’hui, nous avons décidé de poser les fardeaux pour alléger nos pas sur nos chemins de vie.
Nowell et Dousine est une dédicace à celles qui reconnaissent leur vulnérabilité sans cesser d’être fortes.
🙏🏾Leurs silences méritent💕 enfin d’être entendus. 🙏🏾

Deux femmes, trois destins

Tu sais, ces femmes n’ont pas seulement un passé douloureux, elles portent en elle, une lignée de manque : trois générations de femmes qui ont dû survivre, sans sécurité masculine, souvent sans reconnaissance, et dans le dénuement affectif et matériel. Dans ce type d’histoire ; l’amour existe, mais il est peut-être entravé par la peur (de manquer, d’être abandonnée, de ne pas être à la hauteur). Le corps et le cœur restent souvent en alerte constante : est-ce que je peux avoir confiance ? Suis-je en sécurité ? Est-ce de l’amour ou de l’intérêt ?

L’Amour, un choix ou un devoir ?

Avec tout cela, quand ces femmes deviennent mères, qu’elles doivent à la fois s’occuper de leur enfant et de la petite fille en elle. (Cette enfant intérieure qui n’a jamais été apaisé.) Elles n’y arrivent pas toujours… et pourtant, souvent, elles font de leur mieux. Quand elles y arrivent, c’est au prix de quels sacrifices ! Mais quand elles n’y arrivent pas, elles en payent le prix fort !

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Si toi aussi, tu traverses ce vide où tout semble s’écrouler, sache que tu n’es pas seule.
Il y a toujours, quelque part une personne, un endroit, un moyen pour t’aider. N’hésite pas à en parler.🙏🏾

Tu as des psychologues ou la fondation des femmes…et bien d’autres structures. Mais tu as aussi des thérapeutes comme @grazielle_brackmort.

Grazielle BRACKMORT est une thérapeute en neuro-émotionnel. Elle accompagne « les familles vers l’harmonie grâce à leurs plus grands défis, dans la gratitude » mais pas que … elle aide les parents dans la motivation de l’enfant avec MONTESSORI. Tu l’auras compris, elle est au service de la femme et de son écosystème.

Quelle que soit la forme tu choisiras. Elle saura te venir en aide.

Ah très vite😎

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